En direct du Conseil Communal

Monsieur le Conseiller communal,

Dans le cas d\'un décès d’une personne indigente, les services compétents assurent déjà un grand nombre de vérifications pour la recherche de la famille du défunt, en collaboration avec les services de la Police.
En ce qui concerne une communication systématique vers les associations de terrain, ceci est malaisé dans le cas d’un décès d’une personne sans domicile fixe ou marginalisée.

En effet, la question qui se poserait alors, est: \"quelle association contacter ?\"

Par contre, lorsqu\'un responsable de collectif ou d’association prend contact avec le service des Décès-Sépultures, les informations sont évidemment communiquées dans le respect de la législation en matière de vie privée, comme pour tout citoyen.

Pour votre parfaite information, ce type de procédure est déjà d’application avec le Relais Social du Pays de Liège (RSPL asbl).
Ce dernier coordonne les éventuels contacts téléphoniques avec le service des sépultures quand un usager ne se présente plus dans les services d\'accueil.

Je me permets également de vous préciser qu\'une personne indigente (au sens décrétal du terme) n\'est pas nécessairement décédée dans la rue tout comme les personnes sans domicile fixe ne sont pas nécessairement inhumées comme indigentes. Par exemple, un membre de la famille, des amis et proches peuvent décider de prendre en charge les funérailles.
Chaque année, une centaine de personnes sont inhumées comme indigents. Cela représente un budget annuel de 17.000 euros à charge de la Ville de Liège. L’achat des cercueils est évidement le fruit d’un marché public ce qui en définit la qualité.

Précision, le cimetière animalier auquel vous faites allusion est un cimetière privé!

Je tiens à souligner également le fait que, moyennant une autorisation, le service ou le personnel communal ne s’oppose jamais à ce qu’une plaque, une stèle, avec le nom et d’autres informations, soit posée sur la dernière demeure d’un défunt, qu’il soit indigent, mort dans la rue, ou sans domicile fixe.

En ce qui concerne l’état du terrain, nous tentons de l’entretenir au mieux… mais effectivement ce sont des concessions en pleine terre qui peuvent présenter des aspects plus négligés en période hivernale.
Lors de leur inhumation, les citoyens, pris en charge comme indigents par la Ville de Liège, ont droit aux mêmes égards et au même respect que tout citoyen. Nous tentons, par exemple, de respecter leurs dernières volontés en matière d’inhumation, si celles-ci sont connues.
La sépulture, pour autant qu’il ait été inhumé dans un de nos cimetières, est également, comme pour tout défunt, répertoriée dans les registres du service des décès et cette information est accessible.

En ce qui concerne la « Commémoration des Morts de la rue »,
Je tiens d’abord à préciser que l\'expression « Morts de la rue » ne reprend pas uniquement les personnes décédées dans la rue, au sens strict de l\'expression, mais également des usagers de services d’accueil.
Le nombre de personnes réellement décédées dans la rue est marginal.
Pour cette cérémonie, nous collaborons avec le Relais Social du pays de Liège.
Mais cette cérémonie n’est qu’un moment.

Il existe en amont, un réel travail de terrain et de collaboration entre différents partenaires dans le but de permettre aux personnes décédées dans la précarité de conserver leur dignité.
En 2016, la cérémonie n’a pas été organisée à la demande des partenaires du Relais social. Ils avaient, en effet, exprimé le souhait de poser une réflexion plus globale, tant par rapport à l’identification des défunts qu’à celui de l’hommage rendu.

Cette réflexion doit permettre aux associations et à leurs usagers de donner un nouveau souffle à cette cérémonie, dans le but de la rendre plus riche et plus proche de son objectif d’hommage.
Le groupe de réflexion se compose de plusieurs échevinats et services de la Ville de Liège, du CPAS, du Relais Social.
Un hommage à tous les défunts « Morts de la rue » a été privilégié à l\'identification de la sépulture.

Une cérémonie sera donc mise sur pied à l’automne 2017.
Un projet de plantation d\'un arbre du souvenir et l\'érection d’un monument est également en bonne voie de réalisation, dans un parc liégeois.

Pour terminer, au niveau des statistiques des années précédentes, par l\'intermédiaire du Relais social, je peux vous communiquer les informations suivantes :
- 2011 : 19 personnes, entre 28 et 55 ans
- 2012 : 17 personnes, entre 26 et 60 ans
- 2013 : 27 personnes, entre 23 et 67 ans
- 2014 : 24 personnes, entre 26 et 62 ans
- 2015 : 27 personnes, entre 18 et 62 ans
- 2016 : (pas de statistiques encore établies par le Relais social)
Ces chiffres traduisent une proportion d’environ 90% d’hommes pour 10% de femmes.

Je ré-insiste: l\'appellation « Morts de la rue » ne veut pas dire que les décès ont eu lieu dans la rue mais bien que les citoyens en question étaient accompagnés par un service.

Julie Fernandez Fernandez
Echevin
Conseil communal, le 20 février 2017.

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