En direct du Conseil Communal

Monsieur le Conseiller communal,

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités civiles et militaires, des associations Patriotiques,

Mesdames et Messieurs le Directeur des école fondamentales de Wandre ;

Mesdames et Messieur du Personnel enseignant,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Mais surtout Chers enfants,


Vous n’êtes pas sans ignorer que dans un an, Liège sera la véritable première étape des commémorations internationales du centenaire de la Première guerre mondiale.

Plus de cinquante chefs d’État y sont invités, preuve de l’importance de l’évènement.

Et c'est peu dire que Liège fut en première ligne. Notre région fut le théâtre des premiers combats, dès la nuit du 5 août 1914.

Et c’est non loin d’ici d’ailleurs, vers Thimister, que devait tomber la première victime belge du conflit, le cavalier Antoine Fonck, lors d’une mission d’éclaireur.

Il inaugurait là une triste série.

La tactique de l'envahisseur était simple : couper par la Belgique neutre, en particulier par Liège, passage privilégié entre le Limbourg et les Ardennes, et ainsi déferler sur la France au plus vite, afin d'éviter le plus longtemps possible de devoir tenir deux fronts en même temps, un à l'ouest, l'autre à l'est.

Or Liège allait être le premier "caillou" qui allait mettre à mal une stratégie pourtant bien huilée.

Et bien, ce« passage » par Liège allait connaître un premier coup d’arrêt ici-même, à Rabosée et autour des douze forts de Liège. C’est ici en effet que les soldats belges, dans un rapport de un soldat belge pour dix soldats allemands, allaient donner un coup d’arrêt à l’avancée ennemie.

La « bataille de Rabosée » et plus largement, la « Bataille de Liège », allait retarder l’invasion d’une dizaine de jours, le temps pour le reste de l'Armée belge et les Alliés de s'organiser. L’armée allemande allait certes reprendre le dessus par après, mais cet épisode liégeois fut et reste considéré comme la première victoire morale des Alliés sur l'ennemi.


Quelques jours plus tard, le 7 août exactement, le président français Raymond Poincaré accordait la croix de chevalier de la Légion d’honneur à Liège, en faisant la première ville étrangère à en être décorée.

Par la force des choses, et de l’inéluctable avancée du temps, nous voilà, autorités diverses,mais aussi citoyens, seuls dépositaires de la Mémoire. Après les témoins directs de ces tristes évènements, c’est à notre tour d’entretenir la flamme du souvenir.

Le souvenir que l’horreur de la guerre s’est bel et bien répétée. La commémoration de ce jour en est lapreuve. Les exécutions des 5 et 6 septembre 1944 ici à Rabosée sont là pour nous le rappeler. Cette réalité innommable doit maintenir nos consciences enéveil, en premier lieu celle des responsables politiques que nous sommes et que Jean-Pierre Goffin et moi représentons aujourd’hui.

Liège sera l’année prochaine une étape importante des commémorations mondiales. Mais une étape importante aussi pour célébrer la réconciliation.

Ensuite, cet endroit m’évoque le sacrifice que de nombreux jeunes et moins jeunes ont accompli pour préserver cette liberté si chère, liberté à laquelle nous goûtons chaque jour.

Cette liberté chérie nous offre beaucoup de latitudes, mais elle ne peut nous permettre d’en profiter impunément, sans le souvenir de ceux qui sont tombés, ici et ailleurs.

Dès lors, j’appelle à célébrer le souvenir de ces personnes qui, autant en 14-18 qu’en 40-45, ont fait don de leur vie pour préserver ce Pays, cette Ville, et nous léguer un avenir fait de liberté.


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