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AIDER SES PROCHES EN ÉTAT DE DÉPENDANCE. CE SERA DÉSORMAIS POSSIBLE AVEC UN STATUT ET UNE PROTECTION SOCIALE RENFORCÉS.

Aidant proche. Un concept parfois obscur qui regroupe des réalités très différentes. Derrière ce nom se cachent des centaines de personnes qui  mettent un frein à leur carrière professionnelle. Derrière chacune de ces personnes, une réalité différente : enfant malade, parent mourant, voisin livré à lui-même…  Et un même constat : pour assurer l’accompagnement au quotidien, ces personnes ont mis leurs vies professionnelles entre parenthèse afin de jouer un rôle actif et central pour le bien-être de la personne malade. Pourtant, jusqu’à ce jour, il n’existe aucun texte qui donne un statut à la fonction d’aidant proche.

Pour répondre à ce vide juridique, j’ai déposé, avec mes collègues Christiane Vienne, Colette Burgeon et Yvan Mayeur, une proposition de loi visant à répondre à ce manque. La solidarité familiale ou entre personnes doit être un choix et non une contrainte. Il est indispensable de protéger les droits sociaux des personnes faisant ce choix.

Outre la reconnaissance du statut, la proposition de loi prévoit notamment que:

-          L’aidant proche conserve ses  allocations familiales

-          L’aidant  proche dispose de facilités au niveau de ses droits au soin de santé

-          le congé pris pour aider un proche soit pris en compte dans le calcul de la pension

-          que l’allocation d’intégration soit majorée pour les personnes handicapées disposant d’un aidant proche à domicile

Nous posons également le problème des procédures de congés thématiques et crédit-temps qui pour diverses raisons ne répondent pas au cas très particulier des aidant proches. Nous souhaitons qu’un débat ai lieu prochainement sur cette question afin d’instaurer une interruption de carrière spécifique et suffisamment flexible pour l’aidant proche avec une protection contre le licenciement.