En direct de la Chambre

Résolution définissant la position de la Belgique pour la conférence internationale sur les changements climatiques de Durban
Intervention en Séance plénière du 24 novembre 2011


Monsieur le Président,
Chers Collègues,
Le groupe socialiste se réjouit de l’adoption de cette résolution par notre assemblée.
Cette résolution soutient un objectif sérieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui est avant toute chose une nécessité pour notre environnement. En effet, faut-il encore rappeler que seule une réduction considérable de nos émissions limitera l’augmentation de la température mondiale ?
En prenant les mesures suffisantes aujourd’hui, nous évitons les impacts négatifs et irréversibles sur la biodiversité, le niveau des mers, l’économie ou encore notre bien être en général.
Dès lors, en soutenant au sein de l’union européenne une réduction de 30% des gaz à effet de serre sans condition, la Belgique prend une position non seulement indispensable mais également obligatoire et responsable vis-à-vis des générations à venir.
Ainsi, les auditions en commission nous ont rappelé les études démontrant les impacts positifs qu’une telle diminution des émissions aura sur notre société. Je fais allusion ici notamment à une diminution de la facture énergétique, à l’amélioration de notre santé et aux créations d’emplois.
A ce propos, la présente résolution rappelle également l’importance d’organiser une transition vers une société pauvre en carbone qui soit juste. Il s’agit, pour les responsables publiques, de veiller à organiser la transition vers une économie verte qui tienne réellement compte des travailleurs. Car, n’en doutons pas, nombre de secteurs sont appelés à s’adapter aux nouvelles exigences environnementales.
Mais de façon générale - et en filigrane de cette résolution - c’est une vision porteuse d’un projet de société durable qui est dessinée. Tant au niveau social, environnemental qu’économique.
La semaine prochaine, à Durban, les pays du monde entier se réuniront dans le cadre de l’ONU pour discuter des efforts de chacun. Quant à l’Europe, elle devra y parler d’une seule voix si elle veut faire entendre une position forte, c’est-à-dire exiger des efforts ambitieux de chacun et qui s’inscrivent dans un cadre commun et contraignant.
Afin que l’Union européenne demeure cohérente entre d’une part ses objectifs et d’autre part ses moyens, le gouvernement belge doit dès à présent faire partie de ceux qui soutiennent une politique européenne commune de réduction unilatérale de 30% des gaz à effet de serre.
C’est donc parce que nous sommes conscients des enjeux pour notre planète et pour les générations futures que le groupe socialiste et moi-même voterons en faveur d’un texte qui fixe des objectifs constructifs et ambitieux.
Je vous remercie.